Indicateurs de qualité des emplois » Conciliation travail–vie personnelle selon la région au Canada
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Impacts sur la famille |
Quelles incidences le travail a-t-il sur d’importantes décisions familiales que prennent les travailleurs canadiens ? Dans leur étude, Duxbury et Higgins ont considéré plusieurs situations dans le contexte de leur analyse de la façon dont le travail exerce des incidences sur les familles, y compris : l’adaptation familiale, la satisfaction sur le plan familial et la satisfaction sur le plan parental, pour ne nommer que quelques aspects. Les visiteurs sont invités à consulter le rapport complet – Where to Work in Canada? An Examination of Regional Differences in Work Life Practices, de Linda Duxbury et Chris Higgins (2003) – pour obtenir de plus amples renseignement sur ces questions. Duxbury et Higgins ont aussi demandé aux participants à leur enquête de répondre aux questions suivantes :
Dans cette section, nous mettons l’accent sur les réponses données à ces deux questions et nous examinons s’il existe des différences régionales dans les réponses obtenues des employés professionnels. Environ un employé professionnel sur cinq (21 pour cent) au Canada décide de limiter la taille de sa famille dans ses tentatives en vue de concilier les exigences de la famille et du travail (voir le graphique ci-dessous). Cette stratégie semble être stable parmi les employés professionnels d’un bout à l’autre du Canada, avec de faibles variations régionales à cet égard. |
Un employé professionnel sur cinq au Canada fait face au conflit travail–vie personnelle en ayant moins d’enfants |
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Source : Duxbury et Higgins, Where to Work in Canada? An Examination of Regional Differences in Work Life Practices (2003). |
Non seulement un nombre important d’employés professionnels ont-ils eu moins d’enfants à cause des exigences du travail et de la famille, mais ils ont aussi retardé le moment d’avoir des enfants à cause des exigences de leur travail. Plus d’un quart (28 pour cent) des employés professionnels au Canada ont affirmé qu’ils avaient retardé le moment d’avoir des enfants à cause des exigences de leur emploi (voir le graphique ci-dessous). |
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Source : Duxbury et Higgins, Where to Work in Canada? An Examination of Regional Differences in Work Life Practices (2003). |
Le fait qu’une proportion importante d’employés professionnels sont susceptibles de reporter le moment de fonder une famille est compatible avec ce que révèlent les indicateurs de la Culture organisationnelle (que l’on retrouve sous le thème Le milieu de travail) selon lesquels les employés professionnels estiment que la culture dans leur milieu de travail récompense les longues heures de travail et que le fait de prendre un congé et de s’absenter du travail pour des motifs familiaux nuira à leur avancement professionnel. Il existe certaines variations régionales en ce qui concerne cette question. Les employés professionnels en Colombie-Britannique sont les plus susceptibles de retarder le moment d’avoir des enfants à cause de leur travail (33 pour cent), tandis que ceux du Québec sont les moins susceptibles (21 pour cent) de le faire. Encore une fois, ces résultats sont compatibles avec ceux de la Culture organisationnelle, qui indiquent que les employés de la Colombie-Britannique sont les plus susceptibles de croire que des congés pour des motifs familiaux auront pour effet de limiter leur avancement professionnel (37 pour cent), comparativement à seulement 27 pour cent au Québec. Les employés professionnels au Québec déclarent aussi qu’ils se sentent plus à l’aise d’utiliser les mesures de soutien offertes par leur organisation pour concilier le travail et la vie personnelle, et ils sont plus susceptibles d’affirmer qu’il y a des discussions ouvertes et civiles sur la conciliation travail–vie personnelle dans leur milieu de travail. |
Tableaux et données supplémentaires |
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