Indicateurs de qualité des emplois » Conciliation travail–vie personnelle selon la région au Canada
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Culture organisationnelle |
La culture organisationnelle a trait aux attitudes, aux valeurs et aux pratiques au sein d’une organisation. Les recherches de Duxbury et Higgins révèlent que la culture organisationnelle peut avoir une incidence importante sur l’aptitude des employés à concilier les exigences du travail et de la famille. Celle-ci peut en retour avoir un impact sur la satisfaction au travail, le stress en milieu de travail et le degré d’attachement à l’organisation. On a demandé aux employés dans quelle mesure ils considéraient que leur organisation affichait les types de culture suivants : culture des heures, culture du travail ou de la famille, et culture des politiques par rapport à leur application. Donc, de quelle façon la culture en milieu de travail varie-t-elle d’un bout à l’autre du pays ? Nous présentons ci-dessous certains de ces résultats. Près de la moitié des employés professionnels au Canada décrivent la culture de leur organisation comme en étant une qui met l’accent sur les heures. Une proportion de 47 pour cent des employés professionnels sont d’avis que, s’ils ne travaillent pas de longues heures, leur avancement professionnel en souffrira – il n’existe pas de différences régionales à cet égard. Par ailleurs, 43 pour cent des employés professionnels au pays indiquent qu’il est inacceptable dans leur organisation de dire non à de plus longues heures de travail. Comme le montre le graphique ci-dessous, il existe des différences régionales à cet effet. Les employés professionnels au Québec sont moins susceptibles de déclarer qu’il est inacceptable pour eux de refuser de travailler de plus longues heures (31 pour cent). Par contre, près de la moitié des employés professionnels en Colombie-Britannique (46 pour cent) déclarent qu’il est inacceptable pour eux de dire non à de plus longues heures de travail. |
Culture des heures |
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Source: Duxbury et Higgins (2003), Where to Work in Canada? An Examination of Regional Differences in Work Life Practices. |
De nombreuses organisations parlent de conciliation travail-vie personnelle, mais souvent leurs politiques et leurs pratiques peuvent rendre très difficile la conciliation travail–vie non professionnelle. De nombreux employés sont d’avis que leur culture en milieu de travail en est une qui fait la promotion du travail avant la famille. Une proportion de 28 pour cent des employés professionnels au pays déclarent que les responsabilités familiales rendent difficile l’avancement professionnel – et il existe peu de variations entre les régions. Par ailleurs, un peu plus d’un tiers (34 pour cent) des employés professionnels au Canada considèrent que, s’ils prennent des congés familiaux, leur avancement professionnel sera limité dans leur organisation. Comme l’indique le graphique ci-dessous, il existe des différences régionales à cet égard. Les employés professionnels en Colombie-Britannique sont plus susceptibles de convenir que des congés familiaux auront pour effet de limiter leur avancement professionnel (37 pour cent). Par contre, les employés professionnels au Québec sont moins susceptibles (27 pour cent) d’être d’accord avec cet énoncé. |
Les employés professionnels en Colombie-Britannique sont plus susceptibles de convenir que des congés familiaux nuisent à leur avancement professionnel |
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Source: Duxbury et Higgins (2003), Where to Work in Canada? An Examination of Regional Differences in Work Life Practices. |
Culture des politiques par rapport à leur application |
C’est une chose que d’avoir des politiques en vigueur dans une organisation qui font la promotion de la conciliation travail–vie personnelle, mais celles-ci peuvent être inefficaces si la culture de l’organisation ne favorise pas le recours à ces politiques. Même si 37 pour cent des employés professionnels déclarent qu’il y a des politiques dans leur organisation qui appuient la conciliation travail–vie personnelle, seulement 32 pour cent pensent que leur organisation fait la promotion dans les faits d’un environnement qui favorise cette conciliation (il n’existe pas de différences régionales concernant ces deux questions). De plus, seulement 23 pour cent des employés professionnels considèrent qu’ils se sentent à l’aise d’utiliser ces politiques et seulement 25 pour cent déclarent qu’il y a des discussions franches et courtoises sur les questions de conciliation travail–vie personnelle dans leur organisation. Il existe des différences régionales en ce qui concerne ces deux questions. Les employés professionnels au Québec sont plus susceptibles que ceux des autres régions au Canada de croire que la culture de leur organisation est favorable à cette conciliation. Comme l’indiquent les graphiques ci-dessous, les employés professionnels au Québec sont plus susceptibles de convenir qu’ils se sentent à l’aise d’utiliser les politiques de conciliation travail–vie personnelle en vigueur dans leur organisation (38 pour cent) et qu’il y a des discussions franches et cordiales sur les questions de conciliation travail–vie personnelle dans leur organisation (33 pour cent). Ces résultats plus favorables au Québec s’expliquent peut-être par les politiques sociales généreuses et l’accent mis sur la famille dans cette province. |
Les employés professionnels au Québec sont plus |
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Source: Duxbury et Higgins (2003), Where to Work in Canada? An Examination of Regional Differences in Work Life Practices. |
Les employés professionnels au Québec sont plus susceptibles de convenir qu’il existe des discussions franches et courtoises sur les questions de conciliation travail–vie personnelle au sein de leur organisation |
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Source: Duxbury et Higgins (2003), Where to Work in Canada? An Examination of Regional Differences in Work Life Practices. |
Tableaux et données supplémentaires |
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