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Possibilités De Perfectionnement Des Compétences

Nouveau - Juin 2007

Il est largement reconnu de nos jours que les compétences et les connaissances de nos travailleurs sont la clé de notre prospérité future. Une économie innovatrice et la hausse de notre niveau de vie sont fonction de l'efficacité avec laquelle nous mettons en valeur et nous utilisons les talents de tous les travailleurs.

 

Les possibilités de perfectionnement des compétences sont à peu près les mêmes pour la plupart des groupes

Source : Rethinking Work, Canadian Worker Survey, 2004 (n = 2002).
Les Associés de recherche Ekos et le Graham Lowe Group.
Il se peut que la somme des rangées ne soit pas égale à 100 à cause de l'arrondissement des chiffres.

 

Donc, qu'est-ce que les travailleurs ont à dire concernant leurs possibilités de perfectionnement des compétences ? Les résultats sont généralement positifs. Quand on leur demande dans quelle mesure leur poste les aide à mettre en valeur leurs compétences et leurs habiletés, plus de 60 pour cent des travailleurs déclarent que leur emploi les aide dans une large mesure à perfectionner leurs compétences et leurs habiletés. Une autre tranche de 30 pour cent des travailleurs indiquent que leur emploi les aide dans une certaine mesure à enrichir leurs compétences et leurs habiletés. Une petite minorité de travailleurs déclarent que leur emploi ne leur permet pas du tout de développer leurs compétences ou leurs habiletés.

Comme nous l'indiquerons dans une mise à jour future des indicateurs sur le présent site Web, les entreprises qui offrent de meilleures possibilités de perfectionnement à leur personnel (ce que les gouvernements et les employeurs désignent souvent à l'aide de l'expression « perfectionnement des ressources humaines ») retirent des avantages de ces mesures sous la forme d'une amélioration de la satisfaction au travail, ce qui se traduit en retour par une diminution de l'absentéisme et du roulement de personnel. En bref, le perfectionnement des compétences est un investissement qui est bénéfique aux parties en présence, c.-à-d., tant aux travailleurs qu'aux employeurs.

Les perceptions en matière de possibilités de développement des compétences ne sont pas réparties uniformément entre les travailleurs. Par exemple, les jeunes travailleurs (ceux âgés de 25 ans et moins) sont plus susceptibles que les autres travailleurs de déclarer que leur emploi ne leur offre pas de possibilités de perfectionnement des compétences. Près de 10 pour cent d'entre eux affirment qu'ils ne sont « pas du tout » d'accord avec l'énoncé selon lequel leur emploi leur donne accès à des possibilités de perfectionnement des compétences. Ce résultat reflète peut-être la prédominance des jeunes (dont plusieurs sont encore aux études) dans des emplois du secteur des ventes et des services et dans d'autres postes de débutant qui ne nécessitent que des compétences de base. En dépit de cela, une majorité de jeunes travailleurs (ceux de 25 ans et moins) déclarent qu'ils peuvent dans une large mesure perfectionner leurs compétences dans leur emploi (65 pour cent).

Près de 70 pour cent des travailleurs plus âgés (ceux de 55 ans et plus) déclarent que leur emploi leur permet de perfectionner leurs compétences et leurs habiletés. Ces chiffres sont très encourageants puisque les employeurs s'efforcent de conserver plus longtemps les travailleurs plus âgés dans leur effectif à cause des pénuries de main-d'œuvre et de compétences. Si les travailleurs plus âgés perçoivent qu'ils sont encore en mesure de perfectionner leurs compétences, ils seront donc plus susceptibles de vouloir demeurer avec le même employeur ou dans la population active.

 

Selon le type d’emploi

Les possibilités de perfectionnement des compétences sont les plus élevées parmi les travailleurs autonomes et les plus faibles parmi les travailleurs à temps partiel

Source : Rethinking Work, Canadian Worker Survey, 2004 (n = 2002).
Les Associés de recherche Ekos et le Graham Lowe Group.
Il se peut que la somme des rangées ne soit pas égale à 100 à cause de l'arrondissement des chiffres.

 

Près de 80 pour cent des personnes qui occupent des emplois autonomes déclarent qu'elles perfectionnent dans une large mesure leurs compétences et leurs habiletés, soit une proportion beaucoup plus élevée que celle de 62 pour cent pour l'ensemble des travailleurs que l'on retrouve dans le graphique précédent. Le contrôle plus poussé que les travailleurs autonomes exercent sur leur travail est susceptible d'expliquer une partie de la différence observée. Les recherches permettent de croire que les travailleurs autonomes sont moins susceptibles que les personnes employées de participer à des cours ou à des programmes structurés de formation liée à l'emploi, ce qui constitue une source importante de perfectionnement des compétences. Il semble alors tout à fait plausible que les travailleurs autonomes s'en remettent davantage à leurs collègues de travail ou à eux-mêmes pour acquérir de nouvelles compétences – soit un processus que l'on désigne souvent à l'aide de l'expression « formation non structurée ».

Les travailleurs saisonniers ou à temps partiel sont plus susceptibles que les autres travailleurs de déclarer qu'ils ne sont pas du tout d'accord avec l'énoncé selon lequel leur emploi leur offre des possibilités d'enrichir leurs compétences et leurs habiletés.

 

Selon la région

Les possibilités de perfectionnement des compétences sont un peu moins élevées en Ontario et en Colombie-Britannique

Source : Rethinking Work, Canadian Worker Survey, 2004 (n = 2002).
Les Associés de recherche Ekos et le Graham Lowe Group.
Il se peut que la somme des rangées ne soit pas égale à 100 à cause de l'arrondissement des chiffres.
 

Nous avons souligné dans une autre section que la proportion des personnes qui se considèrent surqualifiées pour leur poste est la plus élevée en Ontario et en Colombie-Britannique (voir Utilisation des compétences ). Dans le même ordre d'idée, les gens de ces provinces sont moins susceptibles de déclarer que leur emploi leur offre dans une large mesure des possibilités d'enrichir leurs compétences et leurs habilités (60 pour cent et 58 pour cent, respectivement). Cette situation reflète peut-être en partie le fait que le niveau de scolarité de la main-d'œuvre dans ces provinces est considérablement plus élevé que celui des autres régions du Canada et que les exigences professionnelles de plusieurs emplois n'ont pas augmenté assez rapidement pour utiliser pleinement ces compétences.

Les travailleurs au Québec et dans la région de l'Atlantique se distinguent des autres travailleurs puisqu'ils sont plus susceptibles d'affirmer qu'ils peuvent perfectionner leurs compétences et leurs habilités dans une large mesure, cette proportion atteignant environ 65 pour cent dans les deux cas. Au Québec, 37 pour cent des travailleurs déclarent qu'ils perfectionnent leurs compétences et leurs habiletés dans une très large mesure, ce qui représente la proportion la plus élevée de toutes les régions. Cette situation est peut-être la résultante de l'existence d'une législation provinciale qui exige de plusieurs entreprises qu'elles consacrent une petite fraction de leur masse salariale totale à des investissements dans la formation et le perfectionnement des compétences de leur personnel (voir Formation en milieu de travail ).

 

Selon l’industrie

Les possibilités de perfectionnement des compétences sont les plus élevées dans les industries des services sociaux et de la construction

Source : Rethinking Work, Canadian Worker Survey, 2004 (n = 2002).
Les Associés de recherche Ekos et le Graham Lowe Group.
Il se peut que la somme des rangées ne soit pas égale à 100 à cause de l'arrondissement des chiffres.
 

Les possibilités de perfectionnement des compétences varient considérablement d'une industrie à l'autre. Dans la partie supérieure de l'éventail des possibilités, les travailleurs des industries de la construction et des services sociaux (santé, éducation et aide sociale) sont beaucoup plus susceptibles de déclarer qu'ils peuvent dans une large mesure perfectionner leurs compétences et leurs habiletés (77 et 70 pour cent, respectivement). Les plus mal partagés à cet égard sont les travailleurs qui œuvrent dans l'industrie de la fabrication, puisque seulement 52 pour cent d'entre eux déclarent qu'ils peuvent perfectionner leurs compétences et leurs habiletés dans une large mesure.

Il est utile de se rappeler qu'il ne s'agit que d'un seul indicateur d'un processus à la fois complexe et dynamique. Le perfectionnement des compétences se produit de bien des façons – par l'intermédiaire d'un apprentissage non structuré en milieu de travail ou d'un vaste éventail de programmes de formation et d'enseignement à l'intérieur et à l'extérieur du milieu de travail, dans le contexte des activités d'une personne au travail ou sous bien d'autres formes aussi.

 

Tableaux et données supplémentaires