Enquêtes en ligne: Résultats du sondage

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Comment évalueriez-vous vos conditions d’emploi ?

Voici ce que nos répondants avaient à dire

Au cours des derniers mois, nous avons demandé aux visiteurs du site Web www.qualitetravail.ca de nous indiquer comment ils évaluaient leurs conditions d’emploi à partir de six questions identiques à celles d’une étude portant sur des comparaisons internationales de la qualité des emplois (voir : Comparaisons internationales d’indicateurs de qualité des emplois). Nous présentons ci-dessous les résultats de cette enquête, en comparant les répondants à notre enquête sur la qualité des emplois aux travailleurs des 17 pays en ce qui concerne ces six questions.

Soulignons que les participants à cette enquête n’ont pas véritablement été choisis au hasard, de sorte que les résultats ne sont pas représentatifs de la situation de l’ensemble des employés au Canada. Ces résultats représentent une image instantanée de la façon dont certains visiteurs du site perçoivent leurs conditions de travail. Au total, 607 visiteurs ont pris le temps de répondre à l’enquête. Seules les données pour les employés rémunérés (à temps plein et à temps partiel) et les travailleurs autonomes furent utilisées dans cette analyse, ce qui signifie que la taille finale de l’échantillon s’établissait à 590 personnes.

 

Formation offerte par l’employeur

 

Une majorité des visiteurs du site qualitetravail (63 pour cent) ont indiqué qu’ils avaient reçu de la formation offerte par l’employeur pendant les 12 mois précédents (employés rémunérés seulement). Comme l’illustre le graphique ci-dessous, cette proportion est supérieure à celle que montrent les résultats obtenus pour les travailleurs des 17 pays qui ont participé à l’étude internationale sur la qualité des emplois. Cette proportion est aussi de beaucoup supérieure à celle indiquée par les travailleurs canadiens qui ont déclaré avoir reçu une formation offerte par leur employeur (51 pour cent). Ces résultats sont encourageants et ils permettent de croire que plusieurs répondants à l’enquête sont en mesure de perfectionner leurs compétences grâce à la formation offerte par l’employeur.

 
Source: Les données pour l’Europe sont tirées de la Troisième enquête européenne sur les conditions de travail 2000 (EECT). Les données pour le Canada et les États-Unis proviennent de la Ekos Rethinking North American Integration Survey (ERNAIS), 2002.
 

L’incidence plus élevée de la formation offerte par l’employeur déclarée par les répondants est probablement attribuable aux niveaux élevés de scolarité possédés par nos visiteurs. Près de 66 pour cent des visiteurs ont indiqué qu’ils possédaient au moins un diplôme de baccalauréat, ce qui laisse entendre que les répondants à l’enquête sont constitués d’un groupe de personnes fortement scolarisées. La recherche a souvent permis d’observer que les employés bien scolarisés sont plus susceptibles de recevoir une formation offerte par l’employeur et les résultats de l’enquête semblent appuyer ce constat.

 

Harmonisation des compétences et des exigences des postes

 

Même si une majorité des visiteurs du site qualitetravail (61 pour cent) ont indiqué que leurs compétences s’harmonisaient aux exigences de leurs postes, cette proportion était de beaucoup inférieure à celle que montrent les résultats obtenus pour les travailleurs compris dans l’étude internationale sur la qualité des emplois (86 pour cent pour la moyenne des 17 pays) [voir le graphique ci-dessous]. Les résultats pour les visiteurs du site en ce qui concerne l’impression d’être surqualifiés pour leur emploi sont encore plus frappants. Une proportion de 27 pour cent des répondants avait l’impression que les exigences de leur poste étaient trop faibles par rapport à leurs qualifications. Cette proportion se compare à seulement 6 pour cent dans le cas de la moyenne des 17 pays et à 11 pour cent des travailleurs canadiens qui ont déclaré avoir l’impression d’être surqualifiés pour leur emploi. Ce constat laisse entendre que les visiteurs du site qualitetravail ont l’impression qu’il existe un écart anormal entrer leurs niveaux de compétences et les exigences de leur poste. Cette impression de surqualification pourrait avoir des effets négatifs sur la satisfaction au travail.

Les proportions élevées de visiteurs du site qualitetravail qui font état d’une impression de surqualification s’expliquent vraisemblablement par les niveaux élevés de scolarité déclarés par ceux-ci. Des niveaux de scolarité plus poussés sont associés à des sentiments plus prononcés de surqualification parmi nos visiteurs. Ces observations sont compatibles avec les résultats d’autres recherches, qui mettent en évidence l’important constat selon lequel de nombreux répondants bien scolarisés ont l’impression que leur formation et leur expérience sont supérieures aux exigences de leur poste.

 
Source: Les données pour l’Europe sont tirées de la Troisième enquête européenne sur les conditions de travail 2000 (EECT). Les données pour le Canada et les États-Unis proviennent de la Ekos Rethinking North American Integration Survey (ERNAIS), 2002.
 

Conciliation travail-vie personnelle

 

Près du tiers (29 pour cent) des répondants à l’enquête ont indiqué qu’ils croyaient que leurs heures de travail s’harmonisaient « très bien » avec leurs responsabilités familiales ou sociales (voir le graphique ci-dessous). Il s’agit d’une proportion inférieure à celle de 38 pour cent obtenue dans le cas de la moyenne des 17 pays et de beaucoup inférieure à celle de 45 pour cent calculée pour la moyenne canadienne. Il semble que les visiteurs du site qualitetravail sont moins satisfaits que les travailleurs de la plupart des pays, y compris leurs homologues canadiens (selon l’étude internationale sur la qualité des emplois), en ce qui concerne leur aptitude à concilier travail et vie personnelle. Ce résultat est compatible avec ceux d’autres recherches qui indiquent que beaucoup de travailleurs canadiens éprouvent des difficultés à concilier leur vie professionnelle et leur vie familiale (voir : Indicateur de conciliation travail-vie personnelle).

 
 
Source: Les données pour l’Europe sont tirées de la Troisième enquête européenne sur les conditions de travail 2000 (EECT). Les données pour le Canada et les États-Unis proviennent de la Ekos Rethinking North American Integration Survey (ERNAIS), 2002.
 

Cadence de travail rapide

Comme le graphique ci-dessous l’indique, en moyenne, environ 8 pour cent des répondants à l’enquête ont indiqué qu’ils travaillaient « continuellement » à une cadence très rapide; il s’agit d’une proportion inférieure à celle de 11 pour cent calculée pour la moyenne des 17 pays et égale à un peu plus de la moitié de la proportion déclarée par les autres travailleurs canadiens (17 pour cent). Même si une faible proportion des visiteurs du site qualitetravail ont indiqué qu’ils travaillaient « continuellement » à une cadence très rapide, une autre faction de 18 pour cent d’entre eux ont déclaré qu’ils travaillaient « presque continuellement » à une cadence rapide. Il s’ensuit que l’intensité et la cadence de travail représentent un enjeu important pour les visiteurs de notre site Web.

 
Source: Les données pour l’Europe sont tirées de la Troisième enquête européenne sur les conditions de travail 2000 (EECT). Les données pour le Canada et les États-Unis proviennent de la Ekos Rethinking North American Integration Survey (ERNAIS), 2002.
 

Danger en matière de santé ou de sécurité

Près du tiers (31 pour cent) des répondants à l’enquête ont indiqué que leur santé ou leur sécurité au travail était en danger - un pourcentage à peu près identique à celui que montrent les résultats relatifs aux travailleurs canadiens dans l’étude internationale sur la qualité des emplois. Ces résultats laissent entendre que la santé et la sécurité constituent véritablement un enjeu pour les travailleurs canadiens. Il s’agit d’une constatation importante puisque les recherches établissent que des milieux de travail sains comportent des avantages directs et indirects pour les travailleurs, y compris des niveaux plus élevés de satisfaction professionnelle, des taux s’absentéisme et de roulement moins élevés, une amélioration du rendement au travail et des taux d’accidents plus faibles.

 
Source: Les données pour l’Europe sont tirées de la Troisième enquête européenne sur les conditions de travail 2000 (EECT). Les données pour le Canada et les États-Unis proviennent de la Ekos Rethinking North American Integration Survey (ERNAIS), 2002.
 

Satisfaction générale au sujet des conditions de travail

Seulement 17 pour cent des répondants à l’enquête ont déclaré qu’ils étaient « très satisfaits » dans l’ensemble de leurs conditions de travail - moins de la moitié de la proportion des travailleurs canadiens dans l’étude internationale sur la qualité des emplois qui ont répondu la même chose (40 pour cent). Ces résultats devraient être une source de préoccupation.

 
Source: Les données pour l’Europe sont tirées de la Troisième enquête européenne sur les conditions de travail 2000 (EECT). Les données pour le Canada et les États-Unis proviennent de la Ekos Rethinking North American Integration Survey (ERNAIS), 2002.

 

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